Le Big data, un nid d’opportunités pour la Tunisie

A l’ère du digital, les données prolifèrent de façon exponentielle dans tous les secteurs d’activités. Cette masse d’information est une mine d’or encore très partiellement exploitée. On parle de « Big Data ». Cette expression est souvent utilisée et implique généralement l’utilisation d’outils analytiques pour améliorer la récolte et l’utilisation de ces données. Aux Etats-Unis et en Europe, cela fait plusieurs années que les entreprises et institutions publiques ont entamé les démarches nécessaires pour tirer profit des données produites et les valoriser. Le continent africain et en particulier la Tunisie, ont également vu ces données croitre. En effet, la révolution de la téléphonie mobile en Tunisie est à elle seule une source de données extrêmement conséquente fournissant des informations sur les habitudes de consommation, sur les emplacements géographiques.

Ce nouveau concept sur l’écosystème numérique en Tunisie est une aubaine pour le monde des affaires comme pour les start-up, tous secteurs confondus. Il s’agit pour les investisseurs, experts et décideurs présents, d’échanger sur la manière de traiter rapidement des données, les analyser pour répondre aux besoins de l’entreprise, atténuer les risques d’insécurité des données, surmonter les défis de stockage, évaluer et analyser efficacement les différents types de données, utiliser les données disponibles pour classifier la clientèle, et surtout, extraire les plus significatives pour orienter la décision. C’est donc une opportunité imposée par le contexte de développement des nouvelles technologies et surtout de la génération massive de données sur l’Afrique et la Tunisie.

Diversité des sources de données

En effet, avec les investissements croissants dans les technologies de l’information et de la communication sur le marché Tunisien, la propagation des smartphones qui a suivi la grande percée de la téléphonie mobile, le Big Data est maintenant dans le rayon d’analyse de nombreuses entreprises et opérateurs télécoms sur le continent. La Tunisie, qui prend le train de l’internet à l’ère du web 2.0, dans lequel l’utilisateur est en même temps un développeur en puissance, a embrassé toutes les applications récentes du web, réseaux sociaux en tête.

Et de ce fait, le pays se retrouve de plain-pied dans le collimateur des firmes de R&D en matière d’analyses de données de masse. Pris dans l’élan de la dynamique mondiale de prolifération des données structurées ou non, le continent africain et la Tunisie en particulier, connaît à son tour un besoin de brasser un flux volumineux et complexe d’informations pour en tirer la fine substance qui aiguille la décision des managers et permet d’anticiper les tendances des marchés. Si le marché Tunisien est prometteur dans ce domaine, c’est à la fois parce qu’il offre de nouvelles opportunités, tant pour la mise en place des infrastructures, la distribution des équipements, la commercialisation des logiciels, la création des solutions que pour le développement des services connexes. Déjà, les internautes Tunisiens sont surpris de noter que les offres publicitaires de Facebook ou de Google sont toujours relativement proches de leurs centres d’intérêts. Dans ce ciblage, le Big Data n’est pas loin, car à l’aide de cookies et de l’indexation des données, les sociétés savent déjà à qui proposer quoi. Et ce n’est qu’un début.

Un énorme potentiel

En Tunsie et en Afrique, le Big Data a pris une forme quelque peu unique par rapport à d’autres parties du monde. Pour la plupart, les données externes que nous tirons sont générées à partir d’une source unique : les appareils mobiles. Or, plus de neuf millions de nouveaux abonnements mobiles sont ajoutés chaque mois à travers l’Afrique, ce qui représente une croissance à la fois exponentielle et complexe de données disponibles pour l’analyse, la prévision et l’amélioration à grande échelle pour les entreprises et les communautés humaines même. L’analyse prédictive est le facteur commun à presque tous les projets de Big Data à succès sur le continent jusqu’à présent. Ces projets couvrent une large gamme de domaines possibles : de la circulation aux soins de santé, accès à l’eau, à l’e-commerce…

Le Big Data est devenu une grosse affaire, mais les compétences nécessaires pour gérer, analyser et transformer sont en nombre insuffisant. Grâce à ses marchés technologiques émergents et à une croissance rapide de l’innovation, la Tunisie est dans une position unique pour s’imposer comme une plaque tournante mondiale pour le Big Data et des analyses. Les responsables Tunisiens du secteur de l’éducation doivent agir dès maintenant pour favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de talents afin de tirer le meilleur parti du Big Data et de faire du pays le meilleur réservoir de ressources humaines dans ce domaine en Afrique. Ces impressions optimistes sont basées sur le fait que la demande Big Data créera plus de 4,4 millions d’emplois dans le monde d’ici 2025, et que seulement un tiers de cette demande en ressources humaines qualifiée sera comblée.  Cela représente un énorme marché que la prochaine génération de professionnels Tunisiens est bien placée pour combler. Pour ce faire, cependant, il nous faudrait encourager les talents émergents de la Tunisie à poursuivre des carrières et des compétences dans le Big Data, en leur offrant les cursus de formation nécessaires, et au besoin des bourses d’études.

C’est vrai que La Tunisie ne dispose pas encore de suffisamment de profils de data scientists expérimentés, mais cela peut très vite changer et il y a une opportunité à saisir : Global Engineering Center, leader dans la formation et le conseil autour du big data et les analytics vous ouvrent les portes pour investir dans ce domaine…

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