L’Intelligence artificielle peut être une chance formidable pour accélérer la réalisation des objectifs de développement durable pour les économies émergentes en général et la Tunisie en particulier. Mais toute révolution technologique entraîne de nouveaux déséquilibres qu’il faut essayer d’anticiper. En Afrique comme ailleurs, l’Intelligence Artificielle impacte d’ores et déjà notre quotidien et nos activités, quel que soit le secteur, notamment à travers nos smartphones ou nos applications. Pourtant, les leaders dans ce domaine viennent souvent d’Amérique, d’Asie et d’Europe. Mais pourquoi les meilleurs experts ne pourraient-ils pas venir du continent africain ?

L’intelligence artificielle (IA) devrait être un des principaux moteurs de la croissance mondiale d’ici 2030. A cet horizon, elle devrait contribuer à hauteur de 15.700 milliards de dollars à l’économie planétaire, soit presque autant que le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis en 2016 (18.900 milliards), ou encore plus que le PIB cumulé actuel de la Chine et de l’Inde. Le PIB mondial augmentera de 14% d’ici 2030 grâce au développement de l’intelligence artificielle, à la fois grâce aux gains de productivité engendrés par les nouvelles technologies et à la hausse de la demande des consommateurs.

C’est en Chine et en Amérique du Nord que l’intelligence artificielle devrait générer les bénéfices économiques les plus importants. Les gains de productivité devraient d’abord être plus rapides en Amérique du nord, mais la Chine devrait commencer à creuser l’écart avec les États-Unis dans une dizaine d’années, quand elle aura rattrapé son retard en termes de déploiement technologique et d’expertise. Avec 7.000 milliards de dollars de retombées attendues en 2030, Pékin devrait capter 45% du total mondial.

En Europe et dans les pays développés d’Asie, les bénéfices économiques liés à l’intelligence artificielle ne devraient pas être négligeables : ils pourraient représenter en 2030 9,9% du PIB de l’Europe du nord, 11,5% de celui de l’Europe du sud et 10,4% du PIB de « l’Asie développée ». Les pays en développement – en Amérique latine et en Afrique (y inclus la Tunisie), notamment – ne devraient bénéficier que d’un surcroît de croissance de 5,6% car les taux d’adoption des technologies liées à l’intelligence artificielle devraient être beaucoup plus faibles.

Ce sont les secteurs de la santé, de l’automobile et de la finance qui devraient bénéficier le plus de l’arrivée de l’intelligence artificielle, qui permettra d’augmenter la productivité, la valeur des produits et la consommation. Pour estimer l’impact de l’intelligence artificielle, on peut procéder à une analyse en deux étapes, associant une évaluation détaillée de son utilisation actuelle et future et une étude des retombées économiques, y compris son impact sur l’emploi.

En effet, il semblerait que lorsque l’intelligence artificielle sera arrivée à un degré de maturité suffisant, elle provoquera une réelle révolution du travail. Non seulement elle devrait en modifier sa nature mais également changer la relation des hommes envers les machines. Nos tâches quotidiennes se verront complétement bouleversées notamment avec l’arrivée de nouveaux outils. Ceux-ci permettront aux entreprises d’interagir différemment avec leurs clients mais aussi de gagner en productivité et en opportunités créatives du côté des salariés. On commence déjà par mesurer l’envergure de l’intelligence artificielle au niveau du e-commerce avec les bots conversationnels. Mais l’intelligence artificielle va s’immiscer petit à petit dans les secteurs de l’industrie avec des machines plus performantes ou encore les véhicules autonomes. BMW est d’ailleurs en train de collaborer avec le géant du digital chinois Baidu quand Ford développe en ce moment même des logiciels d’intelligence artificielle avec le MIT et l’université de Stanford.

Mais qu’en sera-t-il des conséquences sur l’emploi ? Il semblerait que certains emplois moins qualifiés visent à disparaître : L’intelligence artificielle est en effet amenée à mécaniser certains métiers mais à en créer d’autres plus qualifiés. La question reste toujours sensible néanmoins et nécessitera obligatoirement une prise de conscience et surtout des décisions de la part des politiques. En termes d’éthique, il faudra également fixer des règles et des limites à l’autonomie des intelligences artificielles.

En définitive, l’IA paraît être un moyen sûr et efficace pour assurer le développement durable de l’Afrique en général et de la Tunisie en particulier. Et du fait de l’extrême jeunesse et du potentiel de qualification de son capital humain, elle est à même de devenir le premier réservoir mondial d’experts en IA. La croissance exponentielle de l’usage du smartphone (projeté à 70% en 2024), la digitalisation des bases de données, de la banque en Afrique, de l’urbanisation, l’éducation et la recherche de la bonne gouvernance par la nouvelle génération sont des indicateurs qui nous donnent à espérer sur le futur du continent. Les prochains leaders de ce développement seront bien plus que des experts, si bien orientés et encadrés.

La Tunisie ne dispose pas encore de suffisamment de profils spécialistes en Intelligence artificielle expérimentés, mais cela peut très vite changer et il y a une opportunité à saisir : Global Engineering Center, leader dans la formation et le conseil autour des technologies émergentes, intelligence artificielle, Big Data et les analytics vous ouvrent les portes pour investir dans ce domaine innovant à travers des worshops et formations pratiques assurés par des experts qualifiés ainsi qu’une offre complète en prestation de services autour du data voire un accompagnement dans la transformation digitale.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

en_GB
fr_FR en_GB